Analyse fonctionnelle VS Analyse Décisionnelle
ANALYSE DECISIONNELLE - B-ADSc
Elle traite le pilotage de la transformation : les situations sont vues comme le cadre dans lequel le problème est perçu.En traitant le "Comment" systématiquement dans le contexte de son "Pourquoi", elle se positionne face au problème : "Quel potentiel (compétences, moyens, information) mobiliser et comment le structurer afin de pouvoir maximiser les chances d'obtention de résultats" (management des risques).L'opérateur est vu comme le pilote externe de la transformation. Elle va dans le sens de la décomposition du savoir-piloter en sous-savoir et, par conséquent, dans le sens de la décomposition du métier de l'organisation en spécialisations. Cette décomposition détermine, à la fois, les métiers des pilotes et les processus pilotés. Elle assure, par là-même, la cohérence entre les deux. Ici, la spécialisation ne conduit pas forcement à la simplification. Elle conduit à une expression du système de pilotage sous forme d'une hiérarchie opérationnelle d'activités. Chaque activité correspond à un centre élémentaire et autonome de prise des décisions. Par conséquent, elle intègre le concept d'ingénierie simultanée.Elle dissocie clairement les trois catégories d'information : - les indicateurs appartenant aux tableaux de bord des activités,- les communications, c'est-à-dire les informations échangées entre les activités,- les informations stockées ou archivées en-dehors des activités (bases de données, fichiers, ...)Le système d'information et de communication devient consubstantiel à la structure de l'organisation.Elle conduit vers une seule structure dans laquelle le système de pilotage, le système piloté, le système d'information, ... sont intégrés et non superposés.La démarche de conception s'attache à l'analyse des structures organisationnelles envisageables. Elle est guidée par l'Analyse de la Valeur. Les fonctions ne sont que les manifestations du comportement de la structure. Elle intègre les acteurs autonomes (hommes, ordinateurs). Elle privilégie la vision "décisionnelle" du pilotage : l'action reçue par une activité valide son objectif, la poursuite de l'objectif engendre la prise des décisions, une décision, à son tour, se matérialise suite aux actions requises d'autres activités. Ainsi, elle est orientée vers le management par objectifsElle conduit à considérer la sûreté de fonctionnement comme un processus intégré à l'organisation et ayant pour but de rendre sa structure et son comportement de plus en plus robustes face aux accidents et aux perturbations possibles.ANALYSE FONCTIONNELLE
Elle traite la transformation : les situations sont vues comme recelant le problème.Positionnement principal : "Comment aboutir aux résultats". Elle dissimule, compense l'incertitude.L'opérateur est confondu avec la fonction, il est considéré comme un élément interne (ressource) de la transformation.Elle implique la décomposition arborescente. Elle est fondée sur le principe : "décomposition = simplification". Une corrélation entre les métiers et les fonctions (sous-fonctions) n'est pas explicite. En pratique, ceci est compensé par la mise en place de structures matricielles : Responsables des projets (fonctions) / Responsables des moyens (structure), la structure étant définie par ailleurs.Elle conduit à une expression séquentielle du déroulement de la transformation (fonction).Elle ne protège pas contre une confusion possible entre les différentes catégories de l'information traitée dans l'organisation.Le système d'information et l'aspect structurel de l'organisation sont traités séparément.Durant l'implantation, elle conduit à une construction par superposition des plusieurs sous-systèmes : système de pilotage, système piloté, système d'information, logistique, La conception de la structure organisationnelle susceptible de supporter les fonctions consignées n'est possible qu'en référence à d'autres méthodes ou d'autres techniques d'analyse.Dans la représentation du système, elle suggère un caractère "mécaniste" du fonctionnement : l'action engendre l'action. Elle ignore l'autonomie des acteurs et, en conséquence, s'avère inadaptée là où le management par objectifs prévaut.Elle conduit à considérer la sûreté de fonctionnement comme "une propriété qui permet aux utilisateurs du système de placer une confiance justifiée dans le service qu'il leur délivre" (cf.: Guide de la sûreté de fonctionnement, CNRS/LIS, Cépadués-édition, Toulouse, 1995)
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